dimanche 23 novembre 2014

L'Univers, grand et puissant, s'est penché sur mon berceau une nuit de mois noir, et m'a donné une chose précieuse, un don déguisé en poison. Je me demande encore si cela pourrait être le contraire. L'hiver sentait la Myrrhe et ma mère était fragile. Il n'y avait rien qu'elle puisse faire.

"Tu aimeras trop, tu aimeras tout, tu aimeras tout le temps."



mercredi 12 novembre 2014

I shout a mantra to my Self.
Counter dreamscape. Out of character.
Control, control, control.

dimanche 2 novembre 2014

Mon esprit ère plus souvent sur des exoplanètes inconnues que sur la terre elle-même. Honnêtement, je n'arrive pas à comprendre comment je fonctionne avec autant de rêveries dans la tête. Docilement, je marche parmis les illusions, petites ou grandes, avant même que je le jour soit levé.
Je me sens fragile, translucide. Comme un minuscule service à thé qu'on aurait fabriqué à la main, sans avoir l'intention de l'utiliser pour autant.
Legions upon legions of craftsmen handmade my feelings.

jeudi 23 janvier 2014

Mistakes Day.

Aujourd'hui je ne fais que des faux pas, et la journée de travail est une torture.
Listes des choses qui pèsent sur mon cœur:
Une lettre à laquelle je n'ai pas répondu,une amie que j'ai pas revue,un voyage que je n'ai pas encore fait. Un que je n'arrive pas à oublier.
Assise au pub anglais avec la fille bleue, nous nous rendons compte que cela fait presque un an que nous avons sauté dans un ferry direction l’Angleterre, sans rien. Vers la Ville de Papier. Je veux tout sauf oublier la vue depuis Mutley Plain, le bruissement de la pluie dans ma chambre blanche, l'odeur de la tourte au faisan et du mauvais vin que nous avions choisi.

Excusez cet article sans queue ni tête. Chaque fois que je me met à écrire, je dérive, toujours, au gré des courants, vers une ville côtière que j'ai un jour pris pour ma Maison.



samedi 18 janvier 2014

Je vois les nuages bouger. L'orage se fait entendre à la minute même où la nuit tombe.  Une jolie coïncidence qui vient avec la certitude que quelque chose a changé. Je tombe en désamour pour l'hiver et ses nuances de violet, de figues, de brindilles.
Le lendemain je marche avec la même détermination qui fourmille dans mes jambes trop fines, mais cette fois ci le ciel est bleu et la ville rayonne du mieux qu'elle peut, comme Albe la Blanche.
Je vis un quotidien hanté, par les souvenirs d'hier et les réflexions d'aujourd'hui. Il m'en faut peu, ces temps-ci, pour que je me recroqueville jusqu'à en disparaître. Je crois que j'ai besoin d'être inspirée. Montrez moi des choses à lire, des blogs, des histoires. Emmenez-moi dans des cafés et dites moi vos menus préférés. Faites-moi écouter des nouveaux groupes, des nouveaux genres.
Aidez-moi à construire un patchwork de moi.


lundi 6 janvier 2014


J'ai regardé une vidéo sur youtube aujourd'hui qui m'a fait sortir de mes gonds. M'a donné envie de me révolter. Faisons la révolution, vous et moi.

Le monde change. Les femmes ne sont pas des objets. Personne ne devrait être considéré comme un objet,d'ailleurs. Les gens ne rentrent pas des cases, ils ne rentrerons jamais dans des cases.

Les mots me manquent alors je prête volontiers les rênes à Hank Green et son commentaire glorieux en réponse à la vidéo:
"

I understand why this is not immediately obvious to you. But this is a really problematic way to talk about women, especially considering that your audience is mostly young women. Implied in a lot of what you're saying is that women exist to appeal to you, and if they keep hearing messages like this, the young women who look up to you and watch your videos will begin to see themselves that way as well.

I know it doesn't seem like it to you, but telling women that they have to shave their arm hair to appeal to you isn't just offensive, it's actually abusive. It's a terrible thing to say to a person...let alone a collection of 300,000 people.

You have a responsibility with your newfound audience. There are a lot of people paying attention to what you say, and you have the power to make them feel better about themselves or worse about themselves. Consider what impact you want to have before you make a video like this. And, in a perfect world, consider taking this video down and uploading a different one.
         
           "


Ps: La vidéo en question est intitulée "WHAT GUYS LOOK FOR IN A GIRL"
Je sors sans manteau parce qu'il fait doux, que le ciel est bleu et que j'aime bien me la jouer Mariane Dashwood.

Seulement je mens, puisque je n'habite plus Plein-Coeur-Delanature mais bien une ville. Il devient de plus en plus dur de s'inspirer du soleil déclinant, des feuilles rongées par l'hiver, de la mousse grandissante étant; donné qu'ils ne sont plus là pour que je les observe. Avant, je partais de la maison en volant, bottes aux pieds, tête ailleurs, et en une minute j'étais près d'Obéron et de Titania, je conversais avec les cerisiers. Je sentais le pouls de la campagne. En moi. J'ai toujours été de ces gens à s'émerveiller pour un rien, à voir de la magie partout, à se sentir déborder de sentiments.

Je vais partir d'ici.

Je vais quitter cette ville.


mercredi 1 janvier 2014

G-Dragon rappe tranquillement. au creux de mes oreilles. Le vent souffle. les rues givrées sont désertes,grises. Comme toujours.
Je regarde mon corps et il me réponds avec les échos des ébats de la nuit passée. Sans préavis, je me met à souhaiter que le mauvais temps dure. Ça et pouvoir chanter quelques octaves plus hauts.


lundi 30 décembre 2013

Dans une autre vie, elle avait séduit les esquisses d'une ville côtière. Elle avait ensorcelé de tout son cœur et inspiré de parfaits inconnus.

Pourtant,assise à la terrasse d'un café, cheveux bleutés et posture académique, elle prenait sa retraite. Son soupir lasse faisait trembler l'expresso dans sa tasse et le serveur dans son uniforme.
L'horizon, au loin, faisait présager quelque de plus grand. Une prophétie.

Elle laisserait les quartiers anciens, les brunchs et les danseurs d'opéra. Elle disparaitrait, aussi vaporeuse que l'écume.


vendredi 20 décembre 2013


Feet on gravel,
Braided hair in the mist of winter,
Outlines of a town.


mardi 10 décembre 2013

Today, no distracting lights from ny neighbour's windows prevent me from seeing the beauty of the sunrise. It's golden, and sea-green, and pale pink. It reminds me that I live on the coast line, though I didn't need any reminding. Escapism is at arm's reach.
And when you wake up from a tumultuous night, the sky looks like it's been resting for a thousand years.
That's life on the coast-line.


lundi 2 décembre 2013

I won't try and pretend that my mother tongue fits my mood tonight.

Not after today, when I smiled with all my might at the mushrooms of the market, on sale for 99 cents. I saw them here and I saw them there: in the wobbly pan of a small, freezing kitchen. Sizzling away, flavors of smoke and pepper. Somewhere safe. Somewhere in England. Somewhere I could call Home.
I want to wrap myself in a thick plaid and look at the stars up in the moors. I want to smell of pumpkin pie and fill myself with white moka. I want to be among friends, who I feel this connection with: like a thick red thread going from their hearts to mine.
I want to fall asleep, numbed by the lullaby of the day that passed. Rain against the window.
Listen to bands I would never think of liking. Picking up books and not reading them. Giving up old habits.
Making up phrases that don't make sense, just like I am right now. Here and now, I mostly try to move on.

But it hurts.
I hurt.


dimanche 1 décembre 2013

Étrangement, c'est un jour où il y a trop de soleil. Il filtre systématiquement à travers les feuilles de chênes, rougeoyant. Horus.
Mes pensées sont noires et compliquées, des filaments de théories qui jaillissent de moi à la manière d'éruptions solaires. Conspirations, cachotteries. Je m'assoupis en plein jour, à l'ombre du temple. Veillent sur moi des milliers de questions. Dans mes rêves, pas à pas, j'y réponds.

vendredi 22 novembre 2013

Nous nous étions pressées dans le tout petit bureau de cet homme très grand, intimidées et rougies par le froid. Cela sentait le chocolat et le vieux papier. La large fenêtre donnait sur une étrange perspective de la ville, toute en toits et feux de cheminées. La conversation s'était filée et défilée comme une pelote de laine dans un panier.. Je l'avais laissée faire. J'avais regardé les murs vert menthe tout autour de moi . Ils étaient couverts de posters, tous écrits dans une langue différente. Je repérais l'arabe, le russe,le flamand, l'italien, l'allemand,le thai, l'anglais, et une bonne demi-douzaine d'autres langages que je ne réussis pas à identifier. Soudain le téléphone sonna, mélodie cristalline sortie de nulle part. Pas le genre de sonnerie de téléphone habituelle, si vous voulez savoir. Le très grand homme dans son tout petit bureau se leva d'un coup, et sa tête toucha presque le plafond. Il décrocha le combiné et se mit à rire sans s'arrêter pendant une bonne dizaine de minutes. Puis il raccrocha et revint s’asseoir devant nous, rayonnant.

"C'était Port-Au-Prince." dit-il.

Dehors, un coin de ciel bleu se détacha des nuages secs.

"Qu'est-ce que nous disions...? Ah oui, les clés. Oui, nous vous donnons des clés. Nous vous donnons des clés pour que vous puissiez ouvrir des portes, vous me comprenez?"

J'hochais la tête en souriant. Je le comprenais parfaitement.

mercredi 20 novembre 2013

J'ai ressenti ce que c'était d'être réclamée.
*

dimanche 17 novembre 2013

Aujourd'hui je danse dans le noir.
Me dépenser, exorciser les Choses Tristes. Je danse comme une jeune fille un peu boudeuse et séductrice, mes pieds glissent sur le parquet chocolat. Qu'importe les collègues, les rêves apocalyptiques, les gens qui voudraient me brûler telle une sorcière.
Je fais les yeux doux aux ténèbres, et personne ne peut le voir.
Ciseler mes mouvements, affiner mes jambes. Ralentir, accélérer;
Curiosity got the cat. Eh bien, je suis le chat alors. Voulant s'approcher trop près des flammes. Pupilles dilatées, dos cambré.
Meow.



jeudi 14 novembre 2013

L'hiver. Du moins, cela y ressemble.
Une chanson des années soixante-dix qui sonne comme une complainte. Une journée passée avec la fille au cœur plus bleu que jamais. Une bouffée de vague à l'âme nous enveloppe, comme les effluves du thé fumant. Je passe mon temps à être émue de tout, de la couleur du ciel sur l'avenue au choix de pâtisseries dans une vitrine. Je rentre lentement dans l'air froid et craquant. Tapote mon sac en essayant de créer le son le plus doux possible.

samedi 9 novembre 2013

La soirée s’égrène lentement.
De l'ivoire, de l'or et le rouge de mes joues.
Au dehors, la tempête persiste et signe.
Je regarde à travers la fenêtre en pensant à Séoul. Séoul, c'est bleu, comme le ciel en ce moment même. C'est une ville qui cache modestement ses beautés au reste du monde. J'y rêve furtivement alors que je me maquille et enfile une tenue osée, juste pour moi. L'encens brûle. Ma peau aussi. Gold Dust Woman de Fleetwood Mac en fond sonore. De la musique de sorcières modernes, celles qui vivent en Louisiane et portent des couronnes de fleurs. Quelque part, ça me parle, parce que je suis d'une humeur si étrange que rien d'autre ne conviendrait. Une fois mes derniers cils courbés, je me laisse tomber sur le lit. Je compte mes désirs du bout des doigts. Je suis tentée. 





lundi 4 novembre 2013

Oublier se doit d'être la chose la plus étrange au monde.

De quoi vous êtes vous souvenu dernièrement?

jeudi 31 octobre 2013

6h45 dans une ville où il n'y a personne.
J'ai récemment trouvé un boulot qui nécessite de se lever tôt, très tôt, ce qui au fond ne me déplaît en rien. J'arpente les rues longilignes tissées de nuances de bleu nuit. C'est un quartier étrange, avec de vastes étendues de béton qui surplombent la ville sans pour autant qu'on en ait une vue. Il est plein de bâtiments classés secret-défense, propriétés de l'armée. Je ne sais pas pourquoi, mais il me rappelle X-files, des néons qui grésillent et des complots gouvernementaux.
Toujours est-il qu'en Octobre, j'ai toujours cette impression qu'une sorcière pourrait surgir qu'un coin de rue à tout moment. Elle serait toute vêtue d'incantations, de musique expérimentale et d'attroupements de corneilles.
Quelque chose me dit que j'en ferais non pas une ennemie...Mais une alliée.

Something wicked this way comes.


C'est le retour des questions de la fille biscuit: Si vous croisez une sorcière dans la rue...Que lui dites-vous?